Livres

 

Eloge de l’immobilité, mars 2018

 

005319758

 

 

Dans ce monde qui semble soumis à une accélération constante, où l’on ne cesse de louer la marche ou la course, nous souhaitons et craignons à la fois que tout ralentisse ou même que tout s’arrête. L’ambivalence de ce désir reste à étudier, comme ce que signifie aujourd’hui le fait de ne pas bouger.

La privation de mouvement est une peine ; le droit pénal, les disciplines scolaires ou militaires immobilisent ; les accidents et les maladies paralysent ; l’accélération technique se paye en inertie dans les embouteillages ou les bureaux. Les éloges de la mobilité comme la critique de l’accélération sont passés à côté de ces situations où l’immobilité s’impose, non sans violence.
Il faut redonner son sens à l’immobilisation. Car cette peine est aussi une étape, une station, impliquant le corps et la pensée. Tenir, debout, assis, dans la position du lotus ou même couché, c’est exercer sur soi une contrainte signifiante. Les « mouvements » d’occupation des places nous le rappellent, l’art également. Savoir faire halte, c’est savoir résister.
Séance de signatures à la librairie Michelle Ignazi, le vendredi 23 mars à partir de 19H
Table ronde avec Hélène Monnet et Thierry Malleret animée par  Charlotte De Victor Lang et séance de dédicaces au salon du livre de Genève le 29 avril de 15h à 17h
Nuit de la Philosophie, Institut français d’Athènes, le 18 mai à 24h
Presse  (ordre chronologique inversé) : 
« Un philosophe », entretien avec Jonathan Daudey
Marianne, entretien avec Eric Fiat coordonné par Stéphane Bou
Imagine, entretien avec Jean-François Pollet
Philosophie magazine, entretien avec Isabelle Autissier organisé par Martin Legros
La Libre Belgique, entretien avec Monique Baus
Le Nouvel Observateur, entretien avec Xavier de La Porte
Delo (quotidien national slovène), article de M. Podkrižnik Tukarić
Libération, article de Robert Maggiori
Le Monde, article de Roger-Pol Droit 
Télérama, article de Juliette Cerf
Les Inrocks, article de Jean-Marie Durand
Philomag, article de Martin Duru
Le Monde Magazine, article d’Anne-Sophie Novel, rubrique « Tant de temps »,
La-philosophie.com
Page des Libraires
Le Figaro/Livres
Radio – TV
LCI, Revue de Presse de Natacha Polony
France Inter, entretien avec Laurence Luret, émission « Pensez donc »

RTBF, avec Véronique Thyberghien, émission « Tendances première »

Public Sénat 1, débat animé par Nora Hamadi, émission « Un monde en docs »
Public Sénat , article d’Amélia Morghadi suite au débat
RCF, avec Béatrice Soltner, émission « Sur le rebord du monde »

Une pensée voisine, avril 2018

 

9782705695590

 

 

L’Allemagne n’a plus de destin, et tant mieux. C’est ainsi qu’elle est devenue une voisine comme une autre. Mais peut-être est-elle le pays qui a le plus pensé sa destinée et celui qui s’en est le plus écarté.  Peut-être est-ce pour cela qu’elle a encore quelque chose à nous dire, qui n’est pas de l’ordre de la rigueur économique. Les textes présentés ici interrogent le romantisme et l’idéalisme allemands, puis se penchent sur la lecture qu’en font les passeurs et les penseurs français, de Blanchot à Nancy, pour brosser une esquisse de ce qui ne peut plus être ni une importation du vrai, ni une œuvre collective, ni un destin commun ; dans la relation avec l’Allemagne se joue plutôt la prise de distance vis-à-vis de l’œuvre, au nom de la singularité et de l’être en commun, ou, même si notre grande voisine en parle peu, de ce qui peut encore se nommer communisme.

Collectif Jean-Luc Nancy, Penser la mutation, 2017, codirigé avec Jacob Rogozinski

Revue – Les Cahiers philosophiques de Strasbourg 

 28682100439230M

 

Notre monde est en pleine mutation et l’humanité mute elle aussi. Ces deux expériences du contemporain sont devenues de plus en plus insistantes dans la pensée de Jean-Luc Nancy et font le lien entre sa pensée du corps et sa pensée de l’histoire. Ce volume réunit des contributions présentées à l’occasion du premier colloque international qui s’est tenu autour de ce philosophe strasbourgeois de renommée mondiale. Selon le souhait de Jean-Luc Nancy, les intervenants ont gardé dans leur texte une attention constante à ce présent qui fait plus que changer.
Ce numéro de revue concerne les lecteurs, universitaires ou non, intéressés par la philosophie, la littérature, l’art, l’histoire et la théologie.

 

 

Avec Jean-Luc Nancy, Signaux sensibles, 2016

 

signaux sensibles

 

Deux philosophes s’entretiennent sur la situation et sur la signification de l’art aujourd’hui : ce que son nom veut dire désormais, ce que, bien loin d’être un nom désuet, il nous donne à penser de neuf. La pensée très élaborée de Jean-Luc Nancy sur ce sujet est reprise mais aussi continuée au cours d’une discussion où Jérôme Lèbre s’interroge avec lui sur la meilleure manière de saisir l’engagement du corps sensible dans l’activité artistique et l’approche des oeuvres, la relation de l’art à la technique, à l’histoire, sa modulation en arts traditionnels et nouveaux, sa position actuelle vis-à-vis de la religion, de la politique et de la littérature.

France culture

Les Caractères impossibles, 2014

Tout ce qui rend quelqu’un vraiment unique, tout ce qui appartient à son être, au-delà de son apparence physique, constitue son caractère. Le caractère est le sens que l’on donne communément à l’être singulier, et c’est pourquoi l’on parle tant de lui. Qu’est-ce alors qu’un caractère impossible, insupportable ? Celui qui se confronte à son existence forcément finie ? Celui qui manque de qualités ? Passant en revue les traits de caractère, de la bêtise à la folie, et les caractères in- supportables, des invivables aux destructeurs, tout en s’interrogeant sur la transmission des caractères dans la famille et l’éducation, leurs indices, leur permanence, leur articulation avec les personnages fictifs, Jérôme Lèbre nous tend un troublant miroir.

Préface de Jean-Luc Nancy

La page des libraires

toutelaculture.com

Les Inrockuptibles

Le Magazine littéraire

France culture

France inter

Europe 1

 

 

Derrida, La justice sans condition, 2013; trad. en espagnol, 2015

 

derrida trad espagnol

« La loi est la loi » : cette phrase ne dit rien mais elle fait sens. Elle n’est qu’une phrase, toutefois elle a une force, elle est même l’expression de la force, tout en établissant sans le dire une différence entre la loi juridique et la loi du plus fort. C’est précisément cette différence que l’on attend de la justice, dans les conditions d’exercice du droit et au-delà. Derrida, engagé dès son enfance dans un corps à corps avec la langue et la nationalité françaises, choisit la philosophie pour cette exigence de justesse et découvre en elle l’exigence sans condition de la justice, différenciant en son nom le droit et la force qui l’institue. Indéconstructible, traçant la limite de ce qui peut se dire, la justice résiste alors aux pouvoirs des langues et des nations, se dissémine dans les lois grecques et juives, naturelles et positives, antiques et révolutionnaires, nationales et internationales. Elle remet en jeu l’histoire de la pensée et de la politique, dissociant toujours le présent de ce qu’il devrait être. La justice ne se présente jamais comme telle. La loi est toujours la loi. Mais il faut traduire, on peut traduire : « la déconstruction est la justice ».

France culture

France culture (2017)

toutelaculture.com

 

 

Vitesses, 2011

 

 

 

Hermann 250 pages – 14 x 21 – 2011

L’accélération des transports et de l’information donne le sentiment que tout va trop vite, et de plus en plus vite, jusqu’au temps lui-même. Mais cette impression générale de vitesse absorbe sans vraiment rassembler le mouvement local, la perception de l’espace et du temps, l’expérience de l’écriture ou de la pensée. Elle risque de nous laisser aux prises avec une vitesse unique qui n’est qu’une ombre projetée par un impensé : celui de la valeur profonde de la lenteur, du repos, des racines et de la Terre. Cet essai vise à combattre cet impensé et à insister sur la pluralité des vitesses. Il défend l’idée que toute vitesse se mesure sur le fond incommensurable d’une vitesse infinie, qui n’est de l’ordre de l’expérience que si l’expérience elle-même (donc aussi l’impression de vitesse) n’est pas univoque. Contre l’attente d’une catastrophe généralisée, il entend préserver l’imprévisibilité des événements et la survenue à contretemps de chaque invention.

France culture

Salon du livre de Tanger 2013

Le Monde

Bulletin de l’ILEC (entretien)

 

Le Fil de l’identité – Frivolité et puissance de l’analyse chez Hegel, 2008

 

 

Généralement considérée comme un moment mineur du système de Hegel, l’analyse y occupe cependant une place étrange. Cette activité qui décompose des représentations, des objets ou des concepts est à l’origine des faux départs et des faux mouvements de la réflexion ; mais elle permet également de condenser les acquis de l’anthropologie, dévoilant l’appropriation du monde extérieur par un sujet vivant et connaissant. Enfin, elle offre une vue originale sur la dialectique elle-même.

La présente étude accorde une attention particulière à deux paradoxes : premièrement l’analyse est d’une telle immanence qu’elle rend compte de son objet par une suite de propositions identiques, et n’explique donc rien. Deuxièmement, elle est si formelle qu’elle semble valable pour tout type d’objets, mais dénature la singularité de chacun. Il s’agit alors de voir comment Hegel justifie ces paradoxes au nom de la lutte contre les totalités indécomposables, et les déjoue : il montre en effet que l’analyse infinie ne dégage pas des caractéristiques abstraites, mais sélectionne les  moments où les oeuvres rendent compte de leurs auteurs, les points où s’expriment des décisions individuelles, libres et nécessaires.

 

Hegel à l’épreuve de la philosophie contemporaine – Deleuze, Lyotard, Derrida, 2002

 

 

Comment accueillir ce -ou celui- qui arrive sans inclure l’événement dans une totalité conceptuelle, politique ou esthétique ? Cette question traverse la philosophie française contemporaine, dont les réponses multiples impliquent toujours une relecture critique de Hegel. Limitée aux lectures de trois auteurs (Deleuze, Lyotard et Derrida), la présente étude tente de montrer comment s’éprouve la résistance du système hégélien, dans un contexte où ce qui résiste ne peut être simplement nié.

 

Direction d’ouvrages collectifs

 

Dissertations sur la passion, 2004

 

passion

 

Dissertations sur la croyance, 2003

 

croyance

 

Actes du colloque Représentation de l’espace, répartition dans l’espace : sur différentes manières d’habiter, 2000

 

 

 

 

 

 

Aucun texte alternatif disponible.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>