Protégé : Nature et politique

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Série « Penser la police »

4 décembre 2020 § 0 comments

Sur la chaîne YouTube Philosopher au présent

 

1. Introduction, par Jérôme Lèbre

La police au sens large était encore au XVIIIe siècle l’organisation globale de la société, mais consolidait déjà son sens plus étroit, selon lequel elle surveille les conduites des citoyens ou arrête les transgressions, en se différenciant du pouvoir judiciaire. Elle a gardé son ambivalence, entre veille et surveillance de la population, entre protection et coercition, tout en glissant régulièrement vers la violence. Comment sortir de cette ambivalence, du flou dans les tâches de la police ? Est-elle fondamentalement ce que Foucault (qui pense la police après Fichte, Hegel, Benjamin etc., et avec d’autres) nommait son « regard sans visage », ou a-t-elle un vrai visage, aux traits déterminés, que l’on peut décrire et filmer ? Est- ce possible, une police juste, une police qui a pour horizon la non-violence de la justice ? Voilà les questions qui lancent cette série, en laissant libres les intervenants de les tourner autrement ou d’en inventer d’autres.

2. Politiques du désordre, par Fabien Jobard

Politiques du désordre, ouvrage écrit par Olivier Fillieule et Fabien Jobard et qui vient de paraître, présente une analyse et une réflexion approfondies sur l’augmentation récente de la violence du maintien de l’ordre en France, laquelle tranche avec une approche française plus ancienne et un contexte européen tendant plutôt à sa diminution. Fabien Jobard présente ici leur étude, qui bénéficie de décennies de recherches communes en sociologie de la police et des manifestations. La police est pensée dans son histoire et son évolution, et toujours en relation avec les autres acteurs en jeu (manifestants, pouvoirs publics, presse), sans oublier d’autres facteurs déterminants (mouvements des banlieues et des Gilets jaunes en particulier).

3. Splendeur de la police ? Par Soumaya Mestiri

L’ étymologie a peut-être quelque chose à nous dire sur le passage d’un pouvoir policier à une autorité policière. La bavure, en ce sens, ne serait pas une dérive ponctuelle, mais l’essence même d’une police sans polis. Soumaya Mestiri est professeure de philosophie politique et sociale à l’Université de Tunis. Dernière publication : Élucider l’intersectionnalité. Les raisons du féminisme noir, Paris, Vrin, 2020.

4. La police et le peuple au XVIIIe siècle, par Arlette Farge

Arlette Farge, grande historienne du XVIIIe siècle, offre à la chaîne un exposé lumineux sur cette période où s’ouvre la dimension d’un peuple « constamment concerné par la police », où « l’ordre et le contrôle policier deviennent des thèmes majeurs pour les gouvernants, mais aussi des thèmes subis pour la population tout entière ».

A suivre…

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