Nuit de la philosophie à l’Institut français d’Athènes

14 mai 2018 §0 commentaire

« Nous n’aurons rien vu venir », intervention le 18 mai à 24h 

Ceux qui ont vécu mai 68 n’auront rien vu venir, en mars la France s’ennuyait. Cinquante ans plus tard, nous, Français ou non, n’avons plus le temps de nous ennuyer, nous nous voyons plutôt nous précipiter vers la catastrophe. Mais si c’était vraiment le cas, cette catastrophe, nous la verrions arriver, ou même, elle serait déjà là. Nous l’aurions vu venir à toute vitesse, ou plutôt, il n’y aurait plus personne pour dire : « nous l’avons vu venir ». Il en va donc autrement. Quelque chose se passe mais nous ne voyons rien venir. Peut-être parce que c’est la nuit. Peut-être parce que ce qui fait vraiment sens pour nous ne vient pas, mais se présente déjà, sans bouger. Peut-être que les manifestations politiques et les formes d’art, y compris les performances, qui tendent vers l’immobile, nous en disent plus sur nous que toutes les prophéties.

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