Ecrans philosophiques

LES ÉCRANS PHILOSOPHIQUES

Cycle conçu et organisé par le Collège international de philosophie avec la Maison populaire de Montreuil, les cinémas Le Méliès de Montreuil et l’Écran de Saint-Denis. Responsable pour le Collège J. Lèbre.

ÉCRANS PHILOSOPHIQUES

COMMENT REPRÉSENTER LA CATASTROPHE APRÈS LES ÉVÉNEMENTS DE HIROSHIMA ET DE FUKUSHIMA ?

JEUDI 17 MARS 2016 À 20 H 30
PROJECTION SUIVIE D’UNE PRÉSENTATION ET D’UNE DISCUSSION AVEC LES SPECTATEURS.
AU CINÉMA LE MÉLIÈS DE MONTREUIL.

Film : Hiroshima mon amour d’Alain Resnais (France / Japon, 1959, 1 h 30)
Présenté par Yuji Nishiyama, directeur de programme au CIPh, Université métropolitaine de Tokyo), Mirei Seki (Université de Rikkyo).

« Hiroshima mon amour est un film franco-japonais d’Alain Resnais sorti en 1959, basé sur le scénario de Marguerite Duras. Une jeune actrice française se rend à Hiroshima en 1957 pour tourner un film sur la paix. Elle y rencontre un architecte japonais qui devient son amant. Pendant vingt-quatre heures, ils se perdent, se cherchent et se retrouvent. Il lui parle de sa vie à Hiroshima. Elle lui parle de son adolescence à Nevers pendant la seconde guerre mondiale, de son amour pour un soldat allemand et de l’humiliation qu’elle a subie à la Libération. Au début du film, “Il” et “Elle” se parlent de l’événement de la bombe atomique : “Tu n’as rien vu à Hiroshima. Rien.” “J’ai tout vu. Tout.” La contradiction entre “tout voir” et “ne rien voir” met en question le schéma de la perception empirique relative à la bombe atomique. “Il” ne sous-entend pas qu’elle percevrait ou comprendrait mal la catastrophe à Hiroshima. “Il” ne veut pas dire qu’avec plus d’expériences et d’informations, “Elle” arriverait à en saisir la vérité intégrale. Ce n’est pas un degré de plus ou de moins dans l’expérience qui est en jeu. La voix masculine nie le fait même qu’“Elle” puisse percevoir ou connaître quelque chose de la catastrophe. Comment devrions-nous donc revoir Hiroshima mon amour aujourd’hui, soixante-et-onze ans après les tragédies de Hiroshima et de Nagasaki, cinq ans après l’accident nucléaire à Fukushima ? »
Yuji Nishiyama et Mirei Seki

hiroshima-mon-amour

Séances précédentes

LE CHARME DISCRET DU POUVOIR : LOI ET DÉSIR DANS « ENQUÊTE SUR UN CITOYEN AU-DESSUS DE TOUT SOUPÇON » D’ELIO PETRI
JEUDI 11 FÉVRIER 2016 À 20 H 30
PROJECTION SUIVIE D’UNE PRÉSENTATION ET D’UNE DISCUSSION AVEC LES SPECTATEURS.
AU CINÉMA LE MÉLIÈS DE MONTREUIL.
AVEC MARCO FIORAVANTI
Film : Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon d’Elio Petri (Italie, 1970, 1h52)
Présenté par Marco Fioravanti, chercheur en histoire du droit, Université de Rome « Tor Vergata ».
« Grand prix spécial du jury au Festival de Cannes en 1970 et Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1971, le film apparemment ressemble à une pellicule réaliste sur des thèmes classiques comme la violence de la police et des autres appareils d’État, mais il s’agit surtout d’un film surréaliste et psychologique sur l’exercice du pouvoir et sur la séduction du crime. Entre Buñuel et Dürrenmatt, Dostoïevski et Kafka, l’histoire du film nous conduit, selon un rythme serré et grâce aux musiques d’Ennio Morricone, vers le rêve/cauchemar du protagoniste, ancien chef de la section criminelle et nouveau chef de la section politique : il est “un serviteur de la loi, par conséquent il appartient à la loi et est au-delà du jugement humain”. »
Marco Fioravanti

Photo de Collège International de Philosophie.

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