Stations

17 mars 2016 § 0 comments

Stations

 Séminaire du Collège international de philosophie et de l’Institut des hautes études en psychanalyse, organisé par Jérôme Lèbre

 

Jeudi 24 mars, avec Arlette Farge:

 

« Les moments d’arrêt d’un réel mouvementé –

foule, corps et émotions dans le XVIIIe siècle populaire »

 

18h-19h30

Lycée Hélène Boucher, 75 cours de Vincennes, 75020 Paris, salle Louise Fontaine. Avec la participation d’Eric Godeau, professeur d’histoire en khâgne au lycée Hélène Boucher. Ouvert à tout public ; pour les personnes extérieures au lycée, inscription préalable par mail à l’adresse lebrejerome@sfr.fr.

avec la participation d’Eric Godeau, professeur d’histoire en classe préparatoire au lycée Hélène Boucher

Lycée Hélène Boucher, 75 cours de Vincennes, 75020 Paris, salle Louise Fontaine. Ouvert à tout public ; pour les personnes extérieures au lycée, inscription préalable par mail à l’adresse lebrejerome@sfr.fr.

La foule « offre au pouvoir en place l’image d’une mobilité désordonnée », son inquiétude, son émotivité sont « toujours en éveil », la rue est « mouvante et complexe ». En lisant les archives Arlette Farge a déplacé le regard porté sur le XVIIIe siècle vers la vie malmenée du peuple et redonné à cette période une actualité bien différente de la simple opposition entre la monarchie et la philosophie des Lumières. Il fallait cette perspective pour retrouver au cœur du mouvement et des émotions des moments d’arrêt, le plus souvent liés à la saisie des corps comme des paroles par le pouvoir « en place ».   Quand la vie se déroule dehors, sans travail ni logis stables, alors la possibilité s’ouvre de s’arrêter – ou d’être arrêté –  sur les chemins comme en pleine rue.

Cette séance de séminaire, ouverte à tout public inscrit offre aussi l’occasion aux élèves et étudiants du lycée Hélène Boucher de rencontrer une grande historienne qui les a précédés dans l’établissement. Pour cette raison notre entretien avec Arlette Farge inscrira le thème de recherche dans une présentation plus générale de son approche de l’histoire.

 

 

1310958-Jean_Honoré_Fragonard_la_Charrette_embourbée

 

 

 

Fragonard, La Charrette embourbée

 

 

 

Argument du séminaire (1er semestre 2016)

BalthazarSois sûr d’avoir épuisé tout ce qui se communique par l’immobilité et le silence (Robert Bresson, Notes sur le cinématographe).

Dans ce séminaire l’immobilité est étudiée non comme le simple négatif du mouvement, mais comme une situation incontournable qui ressort discrètement dans un monde mobile. Se refusant à toute éternisation, l’immobilité se dissémine en une multiplicité de stations, images, textes, corps, pensées, si bien que l’on peut aller loin sans faire un seul pas.
Le séminaire « stations » (argument général ci-dessous) se concentrera cette année sur les situations d’immobilité collective : nous nous intéresserons à ce qu’attend le droit de ce qu’il présente comme une simple privation de mouvement (l’arrestation) et donc à la vie dans les prisons ; mais aussi à l’immobilisation dans les transports, dans les hôpitaux, à la fonction de la position assise dans les écoles (quelles contraintes exerce l’école sur le corps des élèves, parvient-elle à les compenser et comment, que dire de ce concept discuté et à coup sûr contestable d’ »hyperactivité » ?), au problème des troupes arrêtées en stratégie militaire et policière, au rôle tout aussi stratégique de l’immobilité dans les manifestations… Nous nous demanderons si l’immobilité est simplement contrainte voire disciplinaire et ce qui reste d’une statique libre, résistante. Plus généralement, le peuple est-il par essence mobile ? Que serait un peuple totalement ou partiellement statique, qui ne « circule » plus ? Aurait-il encore une identité de peuple ? Il s’agit généralement de savoir à la fois comment on la tolère l’immobilité et comment on la tient. Il ne s’agit pas simplement d’en faire l’éloge ou la critique, mais de la rechercher, dans une suite d’entretiens. Chaque séance est indépendante depuis le début de ce séminaire. 

 

 

Les cinésthésies d’Opium: `Scènes de la Vie Conjugale`

17 mars 2016 § 0 comments

Mardi  22 Mars  2016  19:45

Pour sa cinquième cinésthésie, Opium Philosophie vous plonge dans l’univers d’Ingmar Bergman, avec son film de 1973 « Scènes de la Vie Conjugale« . Il amènera une discussion sur le thème de la grandeur et de la décadence dans le couple moderne. Notre invité sera Jérôme Lèbre, enseignant en philosophie en CPGE à Hélène Boucher, à Paris.

Les tarifs:

– plein tarif: 8€
– tarif réduit: 6€ (étudiants, moins de 20 ans et chômeurs)
– carte UGC illimité et Le Pass acceptées (ajouter 1€ pour le cocktail)
(carte bleue non acceptée)

3523_1710503082498774_3094074637632489243_n

French Theory au Japon

17 mars 2016 § 0 comments

Samedi 19 mars 2016 10h00-19h00

Grande salle, Maison Heinrich Heine, Fondation de l’Allemagne, 27 C bd Jourdan, 75014, Paris

Sous la responsabilité de Yuji Nishiyama, Gisèle Berkman et Jérôme Lèbre

Organisé en collaboration avec l’Université métropolitaine de Tokyo

et The University of Tokyo Center for Philosophy (UTCP)

 

Programme

I. 10h00-12h00
Lyotard: Futoshi Hoshino (Université de Tokyo)
Lévi-Strauss: Kantaro Ohashi (Université de Kobe)
Commentaire: Jiang Dandan (Université de Shanghai, CIPh) et Oike Sotaro (Université Paris 7)

II. 14h00-16h30
Barthes: Kohei Kuwada (Université de Tokyo)
Duras: Mirei Seki (Université de Rikkyo)
Blanchot: Kai Gohara (Université de Tokyo)
Commentaire: Gisèle Berkman (ancienne directrice au CIPh)

III.16h45-19h00
Foucault: Jun Hirose (Ryukoku University)
Derrida: Yuji Nishiyama (Université métropolitaine de Tokyo)
Commentaire: Jérôme Lèbre (CIPh)
Clôture: Yasuo Kobayashi (Université Aoyamagakuin)

Résumé

La French Theory se définit comme un ensemble de théories philosophiques, littéraires et sociales, apparu dans les universités françaises à partir des années 1960, et dans les universités américaines à partir des années 1970. La French Theory a exercé une grande influence intellectuelle non seulement aux États-Unis, mais aussi au Japon. À la fin des années 1960, les Japonais se sont intéressés au nouveau courant intellectuel venu de France, avec le structuralisme, la sémiologie et la psychanalyse. Dès les années 1970, il était possible d’étudier la French Theory dans les universités japonaises. Acompagnée par le grand succès de l’ouvrage révélateur d’Akira Asada, La structure et la force (1983), la French Theory a acquis une grande popularité au Japon. Ce courant intellectuel a été nommé New Academism par les mass-médias. Par ailleurs, il faut noter que de nombreux penseurs français ont été invités au Japon, et que l’expérience culturelle ou sociale qu’ils ont eue dans ce pays insulaire leur a communiqué une indéniable inspiration intellectuelle.

Comment ces maîtres français à penser sont-ils entrés en relation intellectuelle avec la culture japonaise ? Quelle inspiration essentielle le voyage dans ce pays insulaire leur a-t-il donnée pour leur pensée ? Et en retour, comment la pensée japonaise (si tant est qu’on puisse l’unifier en un corpus coherent) s’est-elle enrichie au contact de ces pensées qui ont pour trait commun de mener, chacune à leur façon, une deconstruction de l’Occident, de sa raison et de ses mythes ? Comment apprécier, évaluer, l’effet-retour, aujourd’hui, de la French theory japonaise sur la réflexion philosophique française, à l’ère de la mondialisation des humanités et de la nécessité croissante d’un renouveau de la pensée critique?

URL DE RÉFÉRENCE

http://www.ciph.org/

ADRESSE

Grande salle, Maison Heinrich Heine, Fondation de l’Allemagne, 27 C bd Jourdan, 75014, Paris



Where am I?

You are currently viewing the archives for mars, 2016 at Jérôme Lèbre.